Psychothérapie et maladie

Ma maladie grave ...
        Comment vivre sa maladie ?

Cet homme,  est "en pleine forme", pourtant il sait que la multiplication de ses cellules est perturbée. Il découvre que « je ne suis pas immortel ».

Les mots doivent être dits pour poser la réalité dans une histoire, dans le vrai de son histoire, parfois cachée. Pour comprendre, prendre avec soi, et accompagner ce changement, cette "nouvelle donne" de notre personnalité.

Pour ceux-là en particulier, la psychanalyste  est disponible et à l’écoute pour le temps utile à celui ou celle que Lacan nommait un «parle-être », un être humain qui parle, et qui n'est jamais seulement "un malade". Aucun comportement individuel ne met complètement à l'abri, les cancers, les cardiopathies, les maladies auto-immunes, la dépression chronique, ont des causes environnementales, extérieures.


Qu'est-ce qu'une maladie chronique ?

En France 28 millions de personnes suivent un traitement au long cours, parfois à vie (source Inserm) : maladies cardiovasculaires, diabète, asthme, cancer, ... touche notre personnalité, notre identité.

L’annonce une maladie grave, souvent une maladie qui deveint "chronique* , provoque un refus voir un déni, empreint de culpabilité face à l'imprévisible.

Des peurs archaïques parfois éprouvées dans la petite enfance, rappellent que la  mortalité est inéluctable. Que la fin de vie est "une chose" à prendre en compte.
La vie quotidienne est impactée par la modification des capacités,  une crainte de l'inconnu, à dire pour la connaitre.  

Parallèlement aux injonctions du corps médical qui fait son travail, les rendez-vous près de chez soi, avec le psychanalyste, soutiennent le désir de vivre. L'analyse de ce phénomène intime de relation à sa propre mort, est un travail propre à la psychanalyse 

Chacun son cancer, celui-ci, qui arrive et revient, est le mien, je vais faire avec » dit une jeune femme en début de chimiothérapie. 

Cette autre ne veut plus se battre contre ces soins qui font mal : « J’étais en pleine forme avant : pourquoi moi ? Qu'est-ce que j'ai fait pour avoir ce mal ? ».

Après avoir déclaré « J’arrête les traitements c’est insupportable » elle reprend pourtant des soins. Et dira ensuite, " Voilà du temps à vivre que je ne voyais plus devant moi ".